Le COMIDER accompagne des exploitants agricoles en difficulté

Vingt ans que le COMIDER s’intéresse aux professionnels de l’agriculture, de la viticulture et de l’élevage. Avec toujours la même volonté d’accompagner l’action sociale de la MSA [1].

Et quel chemin parcouru depuis que Michel Puylaurens, vice-président du COMIDER, œnologue de formation et gérant de coopératives sur le Tarn et l’Aveyron a posé les premiers jalons de la belle histoire liant la MSA à notre association.

Rien ne laissait prévoir que l’aide apportée par Michel à un viticulteur en difficulté séduirait un responsable de la Mutualité et donnerait naissance à une convention liant la Mutualité au COMIDER.

Quand on sait que les situations de détresse sont fréquentes chez les exploitants agricoles, on comprend l’engagement d’une vingtaine de comidériens dans l’accompagnement des plus fragiles, signalés par les travailleurs sociaux de la MSA.

« Nous sommes confrontés à des situations parfois dramatiques » reconnaissent Jean Malzac, responsable de la mission et Michel Loubet, passionnés par cette action de solidarité.


Nos deux anciens cadre de la banque, attachés à la ruralité, plutôt concernés par le biterrois, travaillent aussi avec des bénévoles du Gard et de la Lozère. « Dans ce département, Loulou (traduire par Louis Fages) est toujours prêt à répondre, avec ses six collègues, à mes sollicitations. Ailleurs, je dispose d’une quinzaine de bénévoles que je contacte en fonction des besoins (Deux dans le Gard, quatre sur l’est Hérault et huit sur l’ouest).

Selon les cas, nous devons régler des problèmes de cotisation, de banque, familiaux ou techniques » explique Jean, ayant à cœur de répondre dans les meilleurs délais, et autant que nécessaire, aux situations qui lui sont confiées.

Depuis une décennie qu’il a repris le flambeau, bon an mal an, une centaine de dossiers passe entre ses mains. Et le nombre de visites effectuées ne cesse d’augmenter, de 135 visites en 2013, au double ou au triple depuis 2014. Nécessitant de multiplier par deux les intervenants. « Sur le dernier semestre, j’ai dû me rendre quatre fois chez un éleveur de canards » précise Michel, heureux de jouer un rôle de médiation et d’encouragement, personnalisé et amical.

Au-delà de ces aides, une demi-douzaine de comidériens est de plus en plus convaincue qu’un accompagnement des agriculteurs à l’utilisation des outils informatiques, mis en ligne par la MSA pour ses adhérents, est nécessaire.

Pour ce faire, ils ont suivi une formation dans le cadre d’une action baptisée « Surfer sur les Hauts Cantons ». Avec une idée derrière la tête : « Nous comptons apporter la preuve de notre utilité dans ce domaine et demander des moyens pour élargir le champ de nos missions ». Avant d’ajouter « On veut aussi faire plus de vulgarisation sur l’emploi des produits phytosanitaires ou sur d’autres questions techniques ou économiques ». En ligne de mire, la possibilité de travailler avec la Chambre d’agriculture ou les syndicats d’exploitants agricoles.

Tout en ne ménageant pas ses efforts sur la durée, l’équipe des comidériens prend la vie du bon côté : repas avec les salariés de la MSA, casse-croute régional partagé avec les agriculteurs et même virée en Sicile. Pour rencontrer des viticulteurs de là-bas. Bien sûr !

G. H.

[1La MSA (Mutualité Sociale Agricole) est le régime de protection sociale obligatoire des professions agricoles. Dans une approche « guichet unique », la MSA gère l’ensemble des branches de la sécurité sociale : maladie, famille, vieillesse, accidents du travail et maladies professionnelles. Elle assure le recouvrement des cotisations. La MSA s’appuie sur les valeurs du mutualisme que sont la solidarité, la responsabilité et la démocratie, pour faire vivre les territoires ruraux (sources : Wikipédia)