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Humanis et le COMIDER, une longue histoire d’engagement et de partage

Au fil des années, le lien initial que Roger Fages a créé, en 1985, sur le Languedoc-Roussillon, entre la Caisse de Retraite Inter-entreprises (CRI), dont il était directeur régional, et le COMIDER, association qu’il  a mise au monde, ne s’est pas distendu.

humanis montpellier associe du comider prete ses locaux

Malgré les multiples réorganisations, fusions entre caisses ayant donné naissance au groupe mutualiste à but non lucratif Humanis, en 2012,  les valeurs d’engagement et de partage, qui animent les deux entités, ont permis la durabilité des relations.

A ce titre le groupe HUMANIS siège au Conseil d’administration du COMIDER en qualité de membre fondateur. Marie-Luce Pélissier, responsable de la région sud-ouest à la direction des activités sociales d’Humanis et ses collègues Djamila ADLA et Jordine NEGRE, se relaient auprès de cette instance.
Rien de comparable, bien sûr, entre un groupe de protection sociale protégeant 10 millions de personnes et ayant près de 700 000 entreprises clientes et une association de quelques 200 membres.
Et pourtant, le groupe qui assure les retraites complémentaires du secteur privé pour un quart des salariés et un tiers des cadres du pays, tout en accompagnant ses adhérents dans les domaines de la santé, de la prévoyance et de l’épargne, tient à soutenir l’association.
Pour ses activités sociales, plus de 60 millions d’euros y sont consacrés, permettant de mener à bien plus de 26 000 aides individuelles.

Dans ce cadre, Humanis permet au COMIDER de bénéficier, à Montpellier, d’un agréable bureau chauffé et éclairé. Jouxtant ceux de son service social, depuis les dernières rénovations des locaux. « Cette mise à disposition est notre façon de matérialiser notre soutien au COMIDER. Nous sommes fiers de cette action » avoue Marie-Luce Pélissier, avant de glisser qu’elle se réjouit également de cette proximité physique. Un avis partagé par Laurence Christiaens  qui a découvert et rejoint la chorale du personnel…

Au-delà de cette convivialité, comment Humanis explique-t-il ses relations avec les bénévoles du COMIDER ?
Il faut interroger Roger Fages pour comprendre les objectifs poursuivis par la caisse de retraite. " En 1969, un sociologue avait publié un livre : La retraite, une mort sociale. L’idée du COMIDER est venue quand se sont développées les retraites anticipées. Comme à IBM en 1984, où des cadres sont partis à 52 ans ! Il fallait intégrer ces personnes et utiliser ce potentiel d’expériences. En France ont été créées des associations visant à aider des pays en voie de développement. Et localement, nous avons pensé que le Languedoc-Roussillon avait besoin de se développer".

Le COMIté pour le DEveloppement Régional est donc venu élargir les possibilités d’engagement des bénévoles, au bénéfice de larges publics. Avec à la clef, financement, accompagnement et mise à disposition d’un local.

Comme depuis plus de trois décennies,  le groupe poursuit la même philosophie sociale, à l’image de ses orientations prioritaires AGIRC ARRCO 2014/2018 : soutenir le retour à l’emploi des actifs et des plus fragiles ; donner les clefs du bien vieillir ; soutenir les aidants familiaux ; accompagner le grand âge en perte d’autonomie, il n’y a pas de mal à comprendre ce qui relie Humanis et le COMIDER.
Et les possibilités d’enrichir les partenariats.
Pour que l’histoire continue !

G. H.

Le COMIDER accompagne des exploitants agricoles en difficulté

Vingt ans que le COMIDER s’intéresse aux professionnels de l’agriculture, de la viticulture et de l’élevage. Avec toujours la même volonté d’accompagner l’action sociale de la MSA (1).

Et quel chemin parcouru depuis que Michel Puylaurens, vice-président du COMIDER, œnologue de formation et gérant de coopératives sur le Tarn et l’Aveyron a posé les premiers jalons de la belle histoire liant la MSA à notre association.

Rien ne laissait prévoir que l’aide apportée par Michel à un viticulteur en difficulté séduirait un responsable de la Mutualité et donnerait naissance à une convention liant la Mutualité au COMIDER.

Quand on sait que les situations de détresse sont fréquentes chez les exploitants agricoles, on comprend l’engagement d’une vingtaine de comidériens dans l’accompagnement des plus fragiles, signalés par les travailleurs sociaux de la MSA.

« Nous sommes confrontés à des situations parfois dramatiques » reconnaissent Jean Malzac, responsable de la mission et Michel Loubet, passionnés par cette action de solidarité.

comider et msa travaillent ensemble auprès des agriculteurs en difficulte

Nos deux anciens cadre de la banque, attachés à la ruralité, plutôt concernés par le biterrois, travaillent aussi avec des bénévoles du Gard et de la Lozère. « Dans ce département, Loulou (traduire par Louis Fages) est toujours prêt à répondre, avec ses six collègues, à mes  sollicitations. Ailleurs, je dispose d’une quinzaine de bénévoles que je contacte en fonction des besoins (Deux dans le Gard, quatre sur l’est Hérault et huit sur l’ouest).

Selon les cas, nous devons régler des problèmes de cotisation, de banque, familiaux ou techniques » explique Jean, ayant à cœur de répondre dans les meilleurs délais, et autant que nécessaire, aux situations qui lui sont confiées.

Depuis une décennie qu’il a repris le flambeau, bon an mal an, une centaine de dossiers passe entre ses mains. Et le nombre de visites effectuées ne cesse  d’augmenter, de 135 visites en 2013, au double ou au triple depuis 2014. Nécessitant de multiplier par deux les intervenants. « Sur le dernier semestre, j’ai dû me rendre quatre fois chez un éleveur de canards » précise Michel, heureux de jouer un rôle de médiation et d’encouragement, personnalisé et amical.

Au-delà de ces aides, une demi-douzaine de comidériens est de plus en plus convaincue qu’un accompagnement des agriculteurs à l’utilisation des outils informatiques, mis en ligne par la MSA pour ses adhérents, est nécessaire.

Pour ce faire, ils ont suivi une formation dans le cadre d’une action baptisée « Surfer sur les Hauts Cantons ». Avec une idée derrière la tête : « Nous comptons apporter la preuve de notre utilité dans ce domaine et demander des moyens pour élargir le champ de nos missions ». Avant d’ajouter « On veut aussi faire plus de vulgarisation sur l’emploi des produits phytosanitaires ou sur d’autres questions techniques ou économiques ». En ligne de mire, la possibilité de travailler avec la Chambre d’agriculture ou les syndicats d’exploitants agricoles.

Tout en ne ménageant pas ses efforts sur la durée, l’équipe des comidériens prend la vie du bon côté : repas avec les salariés de la MSA, casse-croute régional partagé avec les agriculteurs et même virée en Sicile.  Pour rencontrer des viticulteurs de là-bas. Bien sûr !

G. H.


(1)    La MSA (Mutualité Sociale Agricole) est le régime de protection sociale obligatoire des professions agricoles. Dans une approche « guichet unique », la MSA gère l’ensemble des branches de la sécurité sociale : maladie, famille, vieillesse, accidents du travail et maladies professionnelles. Elle assure le recouvrement des cotisations. La MSA s’appuie sur les valeurs du mutualisme que sont la solidarité, la responsabilité et la démocratie, pour faire vivre les territoires ruraux (sources : Wikipédia)

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